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Portrait présumé de Madame Elisabeth de Dreux

THÉODORE GÉRICAULT

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Description

1817-1818

Huile sur toile.

39,9 x 31 cm.

Certificat de René Millet Expertise.

Voici le portrait en buste d’une jeune femme posant devant un paysage au ciel

tourmenté. Ne serait sa robe à taille haute et à collerette et sa coiffure sophistiquée

avec chignon et rouleaux qui trahissent son appartenance à la société bourgeoise de la

Restauration, on pourrait penser à un portrait de la Renaissance italienne. En effet, le

cadrage à mi-corps avec pour fond un paysage lointain et atemporel nous évoque les

portraits de Botticelli, Bellini ou même la Joconde de Vinci. La fenêtre ouverte sur le

monde devant laquelle pose le modèle permet au peintre d’imaginer un paysage qui la

met en valeur et traduit aussi ses états d’âme. Parfaitement mise en lumière, vêtue d’un

blanc qu’atténue à peine un châle bigarré, la jeune femme, légèrement décentrée, nous

fixe d’un regard timide. Derrière elle, un paysage montagneux aux reliefs bleutés pour

en signaler l’éloignement, lui arrive à hauteur d’épaules, laissant la majeure partie de la

composition au ciel. Celui-ci, bleu intense à l’horizon, est traversé de nuages sombres,

dans un esprit très romantique, sans quelconque intention d’effets météorologiques. Le

modèle est l’épouse d’un ami du peintre, Pierre-Alfred de Dreux, architecte et Prix de

Rome. Géricault fera aussi le portrait de leurs enfants.

Théodore Géricault (1791-1824) est le premier peintre romantique français.

Formé dans l’atelier de Carle Vernet, il étudie auprès de Guérin. Bien qu’ayant échoué

au concours du Prix de Rome, il part à ses frais pour l’Italie en 1816, découvrir les

peintres de la Renaissance. C’est durant ce voyage italien qu’il peint ce Portrait présumé

de Madame Elisabeth de Dreux, probablement rencontrée à Rome, à la Villa Médicis où

elle séjourne avec son mari, et qui est un hommage aux beautés de la Renaissance. Mais

Géricault est surtout marqué par l’oeuvre de Michel-Ange dont l’influence est manifeste

dans les anatomies puissantes de son chef-d’oeuvre, Le Radeau de la Méduse. Exposé

au salon de 1819, le récit de ce fait divers, élevé au rang de la peinture d’histoire par

son format monumental, fit scandale. Il décide alors de partir pour l’Angleterre où il

découvre les paysages de Turner et de Constable qui l’invitent à enrichir les registres de

sa peinture. Géricault est aussi le peintre des chevaux auxquels il consacre de nombreux

tableaux jusqu’à en réaliser des « portraits » à l’allure presque humaine.

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