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Portrait d’Eliane de Beaumont avec son chien, Dudu

MARIE LAURENCIN

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Description

1944

Huile sur toile signée en haut à gauche.

46 x 38 cm.

Cette oeuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’oeuvre

peinte par Daniel Marchesseau.

La femme représentée dans ce portrait semble une apparition dans un miroir, tant

ses traits diaphanes affleurent à la surface de la toile comme dans un halo de lumière. Un

léger contour cerne çà et là le volume du visage et du buste. De rares couleurs rehaussent

le camaïeu de gris qui s’étale en dégradé de bas en haut. Le brun jaune de sa coiffure et du

pelage du chien réchauffe l’atmosphère froide du tableau, ainsi que quelques touches de

rouge soulignant les paupières et les lèvres. Les yeux d’un bleu intense animent ce visage

mélancolique, sans âge. Ce portrait de la comtesse de Beaumont privilégie l’intimité à

la position sociale du modèle. Le style de Marie Laurencin, évanescent, doux et délicat,

convient parfaitement à traduire la féminité et l’élégance discrète de cette femme du

monde. La peinture chez Marie est d’abord un acte poétique.

Marie Laurencin (1883-1956) est une portraitiste française, poétesse et illustratrice.

Inscrite à l’école de Sèvres pour devenir peintre sur porcelaine ainsi qu’à l’Académie

Humbert, elle rencontre Braque et Picabia. En 1907, elle expose pour la première fois au

Salon des Indépendants en compagnie de Picasso et Derain, flirtant ainsi avec le cubisme

avec son célèbre Groupe d’artistes, aujourd’hui au Musée de Baltimore. Sa notoriété

monte alors en France, puis en Allemagne. Exilée en Espagne pendant la première guerre

mondiale, elle fréquente le milieu Dada mais son style se montre peu perméable aux

influences de ces artistes. C’est dans l’entre-deux guerres que sa carrière de portraitiste

mondaine atteint son apogée. Son style singulier ne cherche pas tant la ressemblance

du modèle qu’un masque reconnaissable de sa palette aux aplats de couleurs froides.

Ses portraits, s’ils sont des objets à la mode, expriment aussi la recherche d’un éternel

féminin. Ses clientes sont souvent ses amies et ce Portrait d’Eliane de Beaumont a été

réalisé pendant la guerre alors que Marie Laurencin est réfugiée chez elle, témoignant

d’une intimité entre les deux femmes.

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