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La Promenade galante

HUBERT ROBERT

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Description

vers 1775

Huile sur carton

23,5 x 30,5 cm.

Certificat de René Millet Expertise.

Dans ce parc à aux épaisses frondaisons, des personnages évoluent par petits

groupes, frêles silhouettes perdues dans l’immensité de la nature. Quelques arbustes plus

sombres viennent rivaliser avec eux, ponctuant cette pelouse bordée de bosquets. Au fond

de cette étendue, une statue sert de point de fuite à la perspective. Car ce parc est peint à

l’instar d’une architecture comme le montre la ligne descendante des feuillages, à droite,

qui tient lieu de ligne de fuite à cette « boite » végétale dont le fond se dessine sur un ciel

nuageux. Si l’effet est rompu à gauche, au sol, des lignes de fuite bien réelles délimitent la

pelouse convergeant vers la statue et le bouquet d’arbres au centre. Dans cette harmonie

de verts et de bleus, les personnages sont des taches colorées, rouges, blanches, noires.

Mais en seulement quelques coups de pinceaux, Robert arrive à leur donner la gestuelle

de la conversation, qu’on imagine galante… Nous sommes au début du règne de Louis

XVI et les parcs, lieux de sociabilité, changent d’aspect avec l’anglomanie et la recherche

de plus de naturel dans leur agencement. Hubert Robert contribue à cette nouvelle

mode des jardins anglais en dessinant celui d’Ermenonville ainsi que le Hameau de la

reine à Versailles.

Hubert Robert (1733-1808) est un peintre paysagiste français. Destiné à une

carrière ecclésiastique, il développe de tels talents pour le dessin qu’il obtient d’étudier

auprès de Slodtz. En 1754, il part pour Rome accompagnant l’ambassadeur de France où il

reste onze ans. C’est alors la découverte de l’Antiquité, des ruines de Rome et de Pompéi.

Il rencontre Piranèse dont les peintures d’architectures imaginaires l’impressionnent et

Pannini qui invente le genre des caprices architecturaux, regroupant des monuments

sur une même toile, dont Robert s’inspirera. De retour à Paris, il est reçu à l’Académie

en 1766 avec un tableau de ruines. Peintre apprécié du roi pour lequel il exécute Les

Principaux Monuments de France mettant en valeur le patrimoine antique français, il

reçoit différentes charges dont celles de dessinateur des jardins du roi et de garde des

tableaux du Roi. Il participe à la commission du futur Museum élaborant des projets

pour son installation dans la grande galerie du Louvre. Il collabore à la création du parc

d’Ermenonville, premier jardin anglais en France, et à ce titre, Le parc à Ermenonville

en constitue un précieux témoignage. On retrouve dans La Fontaine, au Louvre, une

composition similaire, bien que plus dépouillée, avec cet arbre incliné au premier plan.

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